La prévision de trésorerie trouve des formes très diverses selon :
- - son horizon (court terme, moyen terme ou long terme)
- - le découpage de l'horizon (jour, semaine, décade, mois, trimestre)
- - la périodicité de mise à jour de la prévision (jour, semaine, décade, mois, trimestre)
- - l'approche retenue (directe ou indirecte)
A quoi servent les prévisions de trésorerie ?
1. Sur un horizon court terme :
- - faire face à tout moment à ses échéances de paiement
- - ajuster ses règlements fournisseurs
- - ajuster le niveau d'escompte et/ou de financement des créances
- - activer les financements autorisés
2. Sur un horizon moyen long-terme :
- - s'assurer que le coût de financement est minimisé (optimiser la gestion de trésorerie par la trésorerie zéro, emprunter juste ce dont l'entreprise a besoin et pas plus)
- - mieux communiquer auprès des investisseurs (qualité de l'information)
- - ajuster le niveau d'investissement aux possibilités de financement
- - obtenir de meilleures conditions auprès des partenaires financiers
- - au sein d'un groupe, justifier des besoins internes de financement
Les challenges de la prévision de trésorerie :
- - réaliser des prévisions d'un niveau de fiabilité suffisant pour l'usage que l'on souhaite en faire
- - choisir un horizon de prévision, et un découpage de cet horizon, adapté aux besoins réels d'anticipation
- - actualiser aisément et rapidement les prévisions
- - analyser les écarts entre réalisé et prévisionnel, et ajuster en conséquence les règles et les prévisions qui en découlent
Les sources d'information indispensables :
- - les lois d'encaissement et de décaissement issues des véritables comportements payeurs
- - les budgets d'investissement et de financement moyen et long terme
- - les flux à prévoir issus de l'activité récente (créances et dettes déjà connues au moment où l'on fabrique la prévision, engagements de dépense positionnés)
L'approche directe et l'approche indirecte :
1. L'approche directe :
- - se fait par les encaissements et décaissements : production d'un tableau de trésorerie (appelé aussi plan de trésorerie ou budget de trésorerie)
- - permet de raisonner sur un horizon court terme (moins d'un mois et sur un découpage d'horizon plus fin que le mois) et moyen terme
- - à partir du tableau de trésorerie prévisionnel, le trésorier est à même de prendre des décisions de placement et de financement
2. L'approche indirecte :
- - se fait par les variations de bilan : production d'un tableau de flux de trésorerie (appelé aussi tableau de financement, tableau d'emplois-ressources ou cash-flow statement)
- - donne une excellente vision des variations des fondamentaux et notamment des éléments de BFR (Besoin en Fonds de Roulement). - Elle est surtout intéressante dans le cas de prévisions annuelles mensualisées ou trimestrialisées, et de prévisions à 3 ans annualisées
- - à partir du tableau des flux de trésorerie, le trésorier peut prévoir l'atterrissage de la dette à fin d'année et son évolution en cours d'année. Il peut également suivre des indicateurs clés comme les rotations de stocks, le DSO (Days of Sales Outstanding) et le DPO (Days of Purchasing Outstanding)